Sans conteste l’exposition événement de 2015-2016, Takashi Murakami : The 500 Arhats ne désemplit pas depuis son ouverture.

Warholien convaincu partagé entre traditions du nihonga et sous-cultures pop, le concepteur du « superflat » concentrait jusqu’à présent l’essentiel de son travail sur la vacuité de la société de consommation en adoptant et détournant les codes de la culture otaku et du kawaii. Si cet aspect de son œuvre reste bien présent dans les couloirs du Mori cet hiver, le flashy halluciné de Mr. Dob, ou le doré cliquant de ses créatures statufiées, tout en rondeurs, en scatologie (et oui…) et en dent acérées, sont anecdotiques face aux 4 fresques gigantesques (8m x 25m) représentant ces fameux 500 Arhats (moines bouddhistes éclairés) autours desquelles l’exposition est entièrement structurée. Élévation spirituelle en vue ?

Takashi Murakami: The 500 Arhats
Takashi Murakami: The 500 Arhats
Takashi Murakami: The 500 Arhats
Takashi Murakami: The 500 Arhats
Takashi Murakami: The 500 Arhats

Incontournable pour tout amateurs de créatures folkloriques, de bouddhisme et de pop art de passage à Tokyo avant le 6 mars, Takashi Murakami: The 500 Arhats est également « visitable » sur le site du Asahi : http://www.asahi.com/special/murakami500/

Plus d’informations : www.mori.art.museum/contents/tm500/