Présents partout, à toute heure du jour et de la nuit, les chauffeurs de taxi quadrillent les rues de Tokyo sans compter les heures, dans leurs longs véhicules verts, jaunes ou noirs typiques.

Loin d’être lucratif, ni de tout repos, le métier reste prisé par de nombreux hommes âgés, qui préfèrent sans doute traverser la ville les mains gantées de blanc dans une boite à roues décorée de dentelles que de faire la circulation devant les sites en travaux (soit « plot humain ») ou caissier de convenience store ou de 100 yen shop − des occupations typiques des petites retraites. Le temps de récupération minimum exigé par tranche de 24h est à la discrétion de chaque compagnie de taxi mais surtout à celle des chauffeurs dont beaucoup multiplient les courses jusqu’à écroulement. Quand ils ne retournent pas dormir sur les parkings de leur maison mère, il n’est pas rare que toute une colonne de chauffeurs exténués réquisitionne les bords d’avenues peu fréquentées pour s’autoriser une petite sieste. C’est ce moment de repos bien mérité qu’a immortalisé le photographe anglais William Green dans sa série « Tokyo Taxi Drivers » :

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Source : It’s nice that